Nouveau télémètre laser - PLR Connect 50 C

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PLR 50 C : Efficacité et précision 1 commentaire
Du 15/06/2015 Modifié 2015-06-15 13:04:46
Ayant eu la chance d'être sélectionné pour tester le PLR 50 C, voici mes impressions après quelques jours d'utilisation. Je complèterai cet avis au fur et à mesure de la durée de vie de l'appareil.
 
Livré par transporteur, le colis est arrivé en parfait état. Sa taille m'a un peu surprise, l'appareil m'étant paru assez petit sur les photos disponibles sur le site web dédié.
 
Déballage
 
Une fois le carton ouvert, on comprend mieux sa taille, car le packaging est assez grand. En fait, l'élément le plus gros dans cet emballage, c'est le manuel, comme vous pouvez le voir sur la première photo.
Les piles sont fournies ce qui est un très bon point, pas besoin de chercher ce qu'il faut dans un coin perdu de l'atelier.
On trouve également un étui et une dragonne, qui n’est d’ailleurs pas décrite dans le manuel utilisateur. Son installation nécessite de tous petits doigts, les étapes sont décrites sur les photos.
 
Mise en route
 
Le manuel est disponible en plusieurs langues, et demande d’installer une étiquette sur l’appareil afin que le message d’avertissement sur la classe du laser soit dans la langue du pays. Je comprends la nécessité économique de ne pas faire une version précollée par pays de distribution et le fait que l’allemand soit la langue par défaut, mais je pense que mettre l’anglais aurait été plus universel.
Au final, je doute que tous les utilisateurs collent cette étiquette, après tout qui lit les avertissements ?
Le manuel mentionne également des accessoires possibles, avec notamment une mire de visée. Serait-il possible d’avoir un fichier PDF présentant cette mire afin que l’on puisse l’imprimer soi-même ? Certes, ça ne serait pas aussi solide que l’accessoire, mais ça pourrait dépanner.
Pour mettre en place les piles, il faut sortir la cale de son logement et c’est là que l’on constate qu’elle peut se placer en deux positions. Au début, je me suis demandé pourquoi avoir fait cela, puisque la position 1 ne semble pas servir pas pour les mesures et n’est d’ailleurs pas décrite dans la notice.
Mais en y réfléchissant, cette position permet de caler l’appareil sur le rebord d’un élément (marche, planche) et ainsi être sûr que l’arrière de l’appareil est bien au bord de l’élément à mesurer.
La mise en route se fait par un seul bouton, c’est très facile à comprendre. Par contre, la mesure nécessite deux appuis, à savoir un premier pour allumer le laser, un deuxième pour prendre la mesure ce qui éteint le laser aussitôt. C’est dommage pour une utilisation en séquence, on perd en efficacité car ça impose deux appuis par mesure au lieu d’un seul.
 
Ergonomie
 
L’écran tactile présente le mode actuel et permet de le modifier aisément mais il est peu sensible avec une résolution assez faible. Pour ceux qui sont habitués à un smartphone récent, cette sensibilité faible peut surprendre mais au final ça n’est pas plus mal car ça évite les appuis intempestifs pendant les mesures. Quant à la résolution, ça n’est pas un problème pour simplement afficher des chiffres et des icônes basiques.
Les mesures sont affichées en mètres uniquement, et même si c’est logique parce qu’il va jusqu’à 50 mètres, ça serait agréable d’avoir des centimètres ou des millimètres pour des mesures effectuées en intérieur. Typiquement, les plans de cuisines sont effectuées en millimètres afin d’éviter d’écrire des virgules sur les plans, virgules qui peuvent disparaitre lors de copies successives.
L’appareil propose une aide intégrée qui affiche une petite animation pour chacun des modes, ce qui est plutôt agréable. Cependant, celle pour le mode « min/max » ne montre pas clairement qu’il s’agit d’une lecture en continu et qu’il ne faut donc pas décoller l’appareil du mur pendant son déplacement. Ayant cherché la lecture en continu (sans lire le manuel, je l’avoue), j’ai mis du temps avant de me rendre compte où la trouver.
Le PLR 50 C embarque un gyroscope ce qui lui permet de mesurer son inclinaison sur différents axes et d’ainsi proposer un mode de mesure indirect en faisant des calculs simples de trigonométrie. C’est étonnamment précis et vraiment pratique quand on n’a pas de ligne de visée dégagée entre le niveau zéro et le faitage d’un immeuble par exemple. Attention, cependant, il faut un point fixe stable pour caler le télémètre dessus, tel qu’un banc, un arbre, ou même un trépied d’appareil photo.
Une autre application du gyroscope est le mode « niveau ». Malheureusement, il est quasi inexploitable à cause du rendu visuel choisi pour ce mode. En effet, la « bille » représentée ne bouge pas tant que l’on n’a pas atteint presqu’un degré d’inclinaison, ce qui fait vraiment trop. C’est dommage parce que l’appareil sait mesurer au dixième de degré près. Je pense donc qu’il faudrait afficher les degrés mesurés par l’appareil, en complément d’un indicateur visuel.
 
Précision
 
Avant d’avoir le PLR 50 C entre les mains, je m’étais procuré il y’a quelques années un télémètre à ultrason avec pointeur laser, pour une dizaine d’euros directement en Chine (voir photo).
Il m’a bien servi dans mes travaux même si j’ai toujours eu un doute sur sa fiabilité  En effet, la vitesse des ondes sonores variant beaucoup avec la température de l’air, il est très sensible à l’absence de chauffage ou sa trop grande présence dans un point de la pièce. Par ailleurs, il ne permet pas de mesurer en biais ce qui est vite contraignant.
Tous ces défauts sont absents du PLR 50 C et ça en fait donc un outil de choix. Autre détail non négligeable, l’alimentation de celui à ultrason se fait par une pile 9V, plus couteuse que de simples plies AAA.
Reste cependant une interrogation sur le calibrage du PLR 50 C. En effet, c’est l’arrière de sa coque qui sert de référence, mais lors de la production, il est certain que des tolérances de dimensions sont autorisées. Les appareils sont-ils testés et calibrés individuellement pour compenser ces légères variations ?
 
Connectivité  / Application
 
Le grand point mis en avant dans la communication autour de l’appareil est sa connectivité avec un smartphone et l’application qui l’accompagne.
Ayant un Samsung Galaxy S5 mini, j’avais installé l’application avant même de recevoir le télémètre, elle est très facile à trouver dans Google Play. Une fois le télémètre reçu et son Bluetooth activé, la communication s’est établie sans accrocs mais l’utilisation de l’application est un peu plus problématique.
En effet, il est obligatoire de créer un projet pour y stocker des mesures. Pourquoi pas, mais ça oblige à créer un projet bateau pour simplement une liste de quelques dimensions.
Lors de la création d’un projet, on ajoute des plans, et là, il faut choisir soit une grille, soit une photo présente sur l’appareil.
Dans le cas de la grille, les éléments de dessin (ligne, rectangle) ne « collent » pas à la grille, il est donc assez compliqué d’aligner des éléments
Dans le cas d’une photo, impossible de choisir son orientation, elle se met dans le sens indiqué dans les métadonnées (voir screenshot).
Dans les deux cas, il est impossible de zoomer sur le dessin ou sur la photo. Dans ce dernier cas, c’est bien dommage, la résolution de la photo permettant un zoom x4 sans aucun problème quand on l’affiche dans la galerie. Du coup, pour mon projet de mesure intégrale de l’escalier, ça devient vite illisible, avec toutes les flèches les unes sur les autres. Heureusement que les mesures sont exportables « en brut », je pourrai ainsi les utiliser dans Google Sketchup pour modéliser cet escalier.
Par ailleurs, les éléments ne se « collent » pas entre eux, du coup il est difficile de les faire partir du même point (voir screenshot) quand on veut mesurer des lignes partant du même point. Certes, une loupe est présentée en haut à gauche, mais ça n'est pas aussi bien qu'un collage automatique.
Au final, ce que j’aurais aimé avoir, c’est un mode paramétrique comme dans les applications de dessin industriel, type SolidWorks. Ainsi, on trace un triangle, on mesure les dimensions des trois côtés et il s’ajuste tout seul aux bonnes proportions.
Sans cette possibilité, il faut connaitre à l’avance la forme du triangle, ce qui n’est pas si évident que ça et l’application refuse alors de mettre la dimension sur le trait tracé sur l’image. Ca m’aurait bien aidé pour mesurer les dimensions d’une future tablette enchâssée entre deux murs obliques.
 
La connectivité Bluetooth laisse espérer une mise à jour possible du firmware du télémètre, mais aucune option n’est proposée dans l’application. Est-ce prévu ? Si oui, ça permettrait de corriger les petits défauts relevés à la section ergonomie.
 
Mon métier étant la conception de logiciels en lien avec des systèmes tiers, j’ai cherché à savoir comment je pourrais « parler » au télémètre en dehors de l’application fournie par Bosch. En toute fin de la notice, on découvre que le smartphone doit supporter le profil Bluetooh SPP. C’est déjà une bonne piste, c’est un profil classique pour lequel on trouve de nombreux exemples sur Internet.
Mais une fois la connexion établie, quel est le protocole employé ? Comment déclencher une mesure ? Comment lire la valeur ?
En résumé, où sont les spécifications détaillées de cette partie ?
Une fois ceci disponible, les possibilités sont infinies, on peut imaginer de nombreux détournements comme par exemple celui-ci :
On met le télémètre debout sur un rail horizontal sur lequel il va se déplacer à vitesse constante. A intervalles réguliers, on déclenche une mesure de la distance. On peut alors réaliser le profil d’un plafond et permettre ainsi de créer un cache pour le dessus d’un rail de portes coulissantes.
Si je pense à ça, c’est que j’ai réalisé ça en faisant les mesures moi-même avec un pied à coulisse, une mesure tous les deux centimètres sur plus de deux mètres de long, et c’est fastidieux.
Alors que regarder le télémètre se déplacer tout seul, ça c’est cool J
 
Conclusion
 
Le PLR 50 C est un bon télémètre laser qui propose toutes les fonctions que l’on attend sur ce genre d’appareil (addition, soustraction, aire, volume) avec aussi les mesures indirectes ce qui est déjà plus rare dans la gamme grand public.
L’ergonomie est bien conçue, le coté tactile est agréable et dans l’air du temps. On espère juste une mise à jour du firmware pour corriger quelques défauts mineurs.
Mais son principal atout marketing est sa connectivité Bluetooth et l’utilisation conjointe avec l’application proposée par Bosch. Et c’est là que des progrès sont encore à faire, l’application manque de fonctionnalités à mon sens essentielles qui font qu’aujourd’hui, au-delà s’un stockage d’une liste de mesure, elle ne m’est pas d’une grande utilité.
C’est pourquoi je mettrais une note de 15 sur 20 au couple télémètre + application, alors qu’utilisé seul, je lui donne donc une note de 18 sur 20.
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Merci pour ce test détaillé
2015-10-03 18:17:24

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